![]() |
|
![]() |
| Accueil • LE BLOG • videos • Communiqués • Tribunes • Interventions • Entrevues • Le citoyen • La lettre • Liens • Ecrivez-moi • Plan du site • Photos |
|
|
Savoir lire, écrire et compter : voilà, entre autres, le but de l'apprentissage à l'école... Mais il faut bien dire que, parfois, on s'y perd... Par exemple, cette excitante affaire du « bouclier fiscal », plafonnant le taux d'imposition à 50 % des revenus, qui émeut tant certains, déclarant, plein de trémolos dans la voix : « déjà, prendre 50 % de ce qu’ils gagnent aux riches, plus l’impôt sur la fortune, ça suffit… » (je cite un acteur à la mode qui cartonne en ce moment avec un film niais). Alors regardons ça de plus près, pour comprendre ce que veut dire 50 % dans la réalité fiscale : tout d’abord, les 50 % incluent non seulement l’impôt sur le revenu, mais aussi celui de solidarité sur la fortune (ISF), la CSG/CRDS sur tous les revenus (placements, revenus du patrimoine), la taxe d’habitation et la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties concernant la résidence principale et certaines taxes additionnelles à celles-ci. Et toc ! Ensuite, précisons que si vous atteignez le taux d’imposition sur le revenu de 50 %, vous ne versez pas au fisc 50 % de ce que vous gagnez ! Non, non, non ! Parce que les tranches sont prooooogreeeeessiiiiiveuuuuus... Vous suivez ? Prenons cet exemple mathématiquement simple : imaginons des tranches à 10, 20, 30, 40 et 50 % d’imposition tous les 10 000 euros gagnés. Le seul qui paie réellement le taux annoncé, c’est le plus pauvre, celui à qui on prend 10 % de ses 10 000 euros, soit 1 000 €. A celui qui gagne 20 000 euros, on prendrait 1 000 € sur la première tranche, et 2 000 € sur la seconde, soit 3 000 en tout. 3 000 € pour 20 000 gagnés, ça ne fait plus que 15 % et non 20 %. Vous suivez toujours? Pour le taux à 50 %, cela ferait : 1 000 + 2 000 + 3 000 + 4 000 + 5 000 = 15 000 € pour 50 000 € de revenus, soit un taux réel de 30 %. De cela, vous déduisez les abattements pour frais professionnels, les crédits d’impôts, les réductions pour investissement dans les îles, pour achat de bateaux, pour contrats d’assurance-vie, pour aide aux associations, etc. et vous vous apercevez que l’impôt réel est bien inférieur au taux annoncé, jusqu’à la moitié, voire moins. Voilà, voilà, c'est ça 50 %... Comme le dit monsieur Copé : « en temps de crise, on a besoin de gens fortunés »... Quelle contribution ! |
![]() |